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6 mars - 18
avril 2004
Exposition
ouverte du mardi au dimanche de 14 à 18
heures
(jeudi de 16 h à 18 heures)
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Pétry
et Leonardi
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L'association Petry/Leonardi laisse naître une forme
de paradoxe :
A priori -
c'est-à-dire avant l'examen des oeuvres -, elle est
inattendue : on n'attend pas de leurs productions qu'elles
soient mises en parallèle, surtout au vu de leurs
recherches les plus
récentes.
Il n'y aurait que
le plan humain : les deux hommes se connaissent et, depuis
quelques années, entretiennent une solide
amitié.
A
posteriori, elle semble aller de soi. A l'observation
des tableaux et des sculptures, les relations se tissent
d'elles-mêmes. Le sens qui alors peut surgir est
d'autant plus précieux qu'imprévu : il ne
manifeste sa portée que quand les oeuvres sont
rapprochées, ... et ce même à la
conscience des deux artistes.
 
Une remarque
s'impose : il n'y a aucune sorte de concertation entre les
deux artistes. Les relations qu'entretiennent leurs travaux
sont les fruits du hasard.
Cela peut
être une question de formes : les lignes
courbes et les rondeurs des peintures de la série de
Germes (Michel Leonardi) répondent au profil
de femme découpé(e) par Pierre
Petry.
Les sujets
peuvent être identiques : les oiseaux de mer
englués de pétrole peints par Michel Leonardi
en réaction au naufrage de l'Erika (13
décembre 1999) se retrouvent coulés dans le
bronze par Pierre Petry.
... parfois, leur
sens est proche comme dans Max (Pierre Petry)
et Le Chien de Pavlov (Michel
Leonardi)
... ou se
rapproche à l'association des oeuvres : les dessins
ramenés par Michel Leonardi de Malaisie
acquièrent un volume imaginaire pour devenir les
cages des oiseaux de Pierre
Petry.
 
Je ne sais pas si
la personnalité des artistes gagne " en
définition " dans le rapprochement de leurs
travaux.
Je ne sais pas si
j'en connais davantage sur l'oeuvre de Pierre Petry et de
Michel Leonardi.
J'ai pourtant
appris quelque chose... quelque chose qui ne tient ni du
travail de l'un, ni du travail de l'autre, de façon
spécifique du moins.
Je dirais
plutôt que leur association donne lieu à une
expérience sensible à la lisière de
leur créativité respective. Il y a le travail
de Pierre Petry et celui de Michel Leonardi. Et, il y a le
produit du leur rapprochement, qui, à la
manière d'un collage, possède une existence
esthétique propre et soutenue par la force du
paradoxe d'une oeuvre à la fois inattendue et allant
de soi.
 
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